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One circle, extended ////

PROMOTING ARTISTS , by them for them.

OUR NEWS ////

Nos Bons Plans sont reportés.

(c)milanjespers

Essayons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et soyons solidaires… Confinement oblige, nos Bons Plans sont reportés à une date non contagieuse. D’ici là, nous vous proposons de partager une bonne nouvelle par jour dans le monde des arts et de la culture.
Et ne nous empêchons pas de soutenir les jeunes artistes du mieux que nous pouvons ! Ils en ont rudement besoin ! 
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« Mesdames les Ministres, n’oubliez pas les artistes… »

Lettre ouverte à la Ministre fédérale de l’Emploi et à la Ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles
27 mars – Diana DE CROP et Roland DEWULF, Les Amis d’ma Mère


©lesamisdmamere.be

Le coronavirus rend la société malade. L’économie va et ira mal. Nous le savons tous. Il faudra des moyens financiers, beaucoup de moyens, pour relancer la machine ! 
Aujourd’hui, la société soigne ses malades, c’est la priorité absolue. Avec un personnel soignant extraordinaire. Nos sociétés survivent grâce à eux, grâce aussi aux éboueurs, caissières, transporteurs, agriculteurs, et d’autres qui n’arrêtent pas leur travail.

À côté de ces personnes absolument indispensables, il y en a d’autres qui ne le sont pas moins : LES ARTISTES. Beaucoup de nos artistes embellissent le quotidien et maintiennent le moral de la population avec une quantité impressionnante de prestations gratuites sur la Toile. Sans revenus et précarisés pour la plupart d’entre eux, ils font montre d’une imagination débordante pour nous permettre de passer des jours moins sombres.

Du côté des responsables politiques, milieux économiques et financiers, c’est l’union sacrée pour faire fonctionner l’économie avec un grand E.  En quelques clics, des États, l’Europe, Trump & Cnie trouvent des milliards d’euros et de dollars pour rassurer les banquiers, les actionnaires de la globalisation et les bourses.  Alors que quelque 30 ans d’actions et de manifestations syndicales et citoyennes n’ont pas réussi à faire sauter le verrou des politiques d’austérité, le virus, lui, fait valser en quelques jours le corset budgétaire européen. Et c’est tant mieux si l’Europe desserre l’étau de l’austérité et relance son économie, il était temps !  

Mais… dans ces mesures annoncées, nous ne voyons rien qui puisse venir en aide aux artistes. Et au-delà de leur sort personnel, pas un kopeck n’est annoncé pour redonner un avenir aux politiques culturelles. Hé là, rien à l’horizon. Rien, pas un mot, pas un chiffre, pas une la moindre annonce pour rassurer nos créatrices et créateurs, celles et ceux qui « éclairent » et enchantent notre vie, nos sociétés, leur donnent du sens, de la profondeur, du cœur. Nous leur devons tant à eux aussi.  

Avec eux, « Les Amis d’ma mère » vous lancent ce cri du cœur et de la raison :  n’oubliez pas l’art et les artistes lorsque vous déciderez de mesures pour relancer l’économie après la catastrophe du coronavirus.

Ne les oubliez pas, et parmi eux, particulièrement celles et ceux  qui « bénéficient » (mot si peu adéquat !) du « statut d’artiste », se battent pour le garder ou se démènent pour l’obtenir.

Ces artistes ne pourront attester d’aucune activité professionnelle, ni d’aucune recherche de contrats pendant ces semaines de confinement, voire les mois qui suivront. Ne les privez pas de leur droit légitime au revenu de remplacement ! Comme toutes les autres personnes qui travaillent, ils/elles doivent avoir droit à leur part de l’aide financière que vous allez mettre en œuvre. Desserrez le corset dans lequel ce statut improbable les confine. Ne les laissez pas au bord de la route au prétexte qu’ils sont… artistes. Aujourd’hui plus que jamais.

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A MOSSOUL, L’ART SYMBOLE DE LA PAIX ET DE LA LIBERTÉ
25 mars-Diana DE CROP, Les Amis d’ma Mère

Je m’en remets aujourd’hui à cette information réjouissante ramenée de Mossoul par Chrystophe Lamfalussy de la Libre Belgique (21-22.3.20).

Il reprend en titre de son info le cri du cœur de la jeune artiste Tamara Muntazar faisant le V de la victoire debout sur un échafaudage, le pinceau à la main qui lance « Le  futur va devenir beau. La couleur apporte de l’énergie ! ».

Son grand-père était un poète célèbre, son père un acteur, elle est actrice et peintre. Tous ont été pourchassés par l’Etat islamique qui haïssait les artistes. 

Aujourd’hui elle pose joyeusement devant son œuvre.  Sur les murs de l’université de Mossoul, avec d’autres étudiants des Beaux-Arts, elle s’est attachée durant plusieurs jours à peindre une grande fresque murale représentant l’histoire de la ville de Mossoul.

Tamara y a peint une bibliothèque qui avait été détruite par Daech.

Son sourire, son assurance, la joie de son geste artistique et de celui de ses condisciples nous font prendre toute la mesure de ce symbole de   liberté avec un grand L et d’espoir dans la beauté de la vie. L’art dans ce qu’il a de plus fort.

Cette initiative, relate Christophe Lampalussy, a été soutenue par ARTIVISTA, une ONG française dont le but est de créer des passerelles entre artistes du street art. Réjouissant !

Plus d’info :  https://artivista.fr/en-irak/  

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PLUS D’ARTISTES FEMMES DANS LE METRO BRUXELLOIS
24 mars-Diana DE CROP, Les Amis d’ma Mère 


Dyades-Françoise Scheins ©stib-mivb.be

D’accord, on n’en est qu’au début…mais si l’on en croit BRUXELLES MOBILITE, une 6ème artiste rejoindra l’an prochain  les artistes Berlinde De Bruyckere, Monica Droste, Françoise Schein et Elisabeth Barmarin dans les stations du métro bruxellois :  Sarah Vanagt sera « la » sixième femme.  Bruxelloise et vidéaste de formation, elle y développera à la station Osseghem un projet poétique, intemporel et ludique »

C’est qu’aujourd’hui, sur les 91 œuvres d’art exposées dans le réseau de métro,- la plus grande galerie souterraine de Bruxelles-,  et pré-métro bruxellois (*), seules cinq ont été réalisées par des femmes. D’aucuns expliquent cette « faible » (assez lamentable, pour d’autres) représentation des femmes artistes  par l’ancienneté du réseau, et parce qu’au moment du développement des lignes et de l’embellissement des stations, les artistes belges considérés comme reconnus étaient majoritairement des hommes.

Eux mais pas elles …

Pas un peu léger comme explication ?  La première ligne de métro à Bruxelles ne remonte quand même pas à Mathusalem,  elle a été inaugurée en 1976 et celle du pré-métro 7 ans plus tôt.  Donc, sans même remonter au XIX où les artistes femmes belges s’illustraient déjà dans la peinture, la sculpture, la gravure et les arts décoratifs (*) mais pour la plupart à l’ombre et privées de reconnaissance comme de postérité, osons relever qu’au lendemain de mai 68 (au moment de la première ligne pré-métro), des artistes comme par exemple Mig Quinet et Anne Bonnet au sein de la Jeune Peinture belge, jouissaient d’une belle notoriété aux côtés de Somville, d’Alechensky et de Delahaut. Eux ils y sont dans le métro.

Au-delà de la perplexité, on peut aussi se mettre à rêver en imaginant ce que seraient nos stations de métro familières embellies par Evelyne Axell, figure majeure du pop art en Belgique, Ann Veronica Janssens et ses installations de lumières et de brouillards artificiels, Marthe Wery avec ses grands ensembles monochromes, Joëlle Tuerlinckx qui étire le temps et les formes avec la lumière et la couleur, pour ne citer qu’elles. Rêver et espérer aussi puisqu’on annonce les nouvelles stations du futur métro Nord…

En sous-sol et en surface…

 Il aura fallu l’indignation d’une députée bruxelloise, Ingrid Parmentier, qualifiant cette situation d’assez lamentable pour servir d’aiguillon.  Soyons positifs et saluons cette initiative prise il y a quelques jours par BRUXELLES MOBILITE à l’occasion de la Journée des Droits des Femmes pour renverser la tendance et développer de nouveaux projets en portant une attention accrue à faire concourir le maximum de femmes artistes.

Autre bonne nouvelle,  BRUXELLES MOBILITE s’engage à poursuivre l’acquisition de nouvelles oeuvres dans le cadre du projet de rénovation des stations Gare Centrale. Trois créations seront installées et  une attention particulière sera portée aux créatrices belges de renommée internationale.

On avance, on avance… En souhaitant pour l’avenir beaucoup d’étapes de ce genre, pas seulement en sous-sol mais aussi en surface et dans les espaces public.

En attendant, ne manquez pas ces 5 stations:

Simonis, « Four Sizes available see over » (2007), la composition murale en carreaux de ciment multicolore de Berline De BRUYCKERE.

Tomberg, « Mouvements-Bewegingen » (1998) de Monica DROSTE

Parvis de St Gilles, «Dyade » (1993)  l’œuvre monumentale sur les questions de frontières et des droits humains de Françoise SCHEIN.

Roi Baudoin, « Roi Baudoin » (1998), de Elisabeth BARMARIN

Et à Madou,  dans le cadre d’un projet temporaire, “Portraits de Femmes” de Nora THEYS.

Et soyons de bon compte, les 96 autres stations !  A voir sur: 

(1) Voir « La plus grande galerie d’art souterraine de Bruxelles – site de la STIB
(2) Sans doute la STIB s’est-elle s’est elle arrêtée à 1892, année où fut conçue… l’idée du premier projet de métro, pas sa réalisation ?!
(3)  Les Femmes artistes-Les peintresses en Belgique (1880-1914). Catalogue et exposition Musée Félicien Rops (Namur), 2016-2017.

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La bonne nouvelle est dans la nature…
22 mars 2020 – par Diana De Crop (Les Amis d’ma Mère)

Aujourd’hui la bonne nouvelle est dans la nature… Tout un art!  Vous la voyez cette petite tache noir dans les branches de ce magnifique cerisier en fleurs, hôte des jardins de l’Abbaye de la Cambre? Regardez bien… C’est une abeille, et elle n’était pas seule, elles se faisaient compagnie par dizaines, croisons les doigts pour qu’elles soient annonciatrices d’une retour en masse des abeilles disparues…
J’aime à imaginer que Van Gogh aurait adoré immortaliser cet instant, lui qui il y a 130 ans en février, a peint ces branches de cerisier pour un autre printemps, celui de la venue au monde de son neveu, le fils de son frère Théo. Voilà où nous mène une petite abeille, c’est pas joli ça ?!
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Une commémoration qui a du bon… Ou comment s’attaquer à la disproportion flagrante Hommes- Femmes dans les collections des musées ? 
20 mars 2020 – par Diana De Crop (Les Amis d’ma Mère)

Artemisia Gentileschi (1638-1639) Autoportrait en Allégorie de la peinture. Royal Collection Windsor

Pour commémorer les 100 ans de l’adoption du 19è amendement de la Constitution qui garantit le droit de vote des femmes aux Etats-Unis, le Baltimore Museum of Art (BMA) dans le Maryland achètera en 2020 … uniquement des œuvres de femmes ! Il y consacrera près de 2,5 millions de dollars. Il entend aussi réaménager plusieurs de ses galeries pour mieux mettre en valeur la parité et il envisage d’organiser une vingtaine d’expositions les mettant à l’honneur. Bien entendu , le musée continuera à accepter les œuvres d’hommes, mais sous forme de dons.  

Il faut dire qu’on vient de loin, sur les quelque 95.000 pièces de collection figurant dans le musée, moins de 5 % seulement sont attribuées à des artistes femmes. Son directeur Christopher Bedford n’a pas manqué de relever le piquant de cette distorsion : le  BAM a en effet été largement créé par des femmes ! C’est grâce aux sœurs  Claribel et Etta Cone – des collectionneuses de Baltimore, amies de Gertrude Stein – et à leur amitié avec Henri Matisse que le musée abrite aujourd’hui la plus grande collection publique d’oeuvres de Matisse au monde.

Aux USA, d’après des enquêtes (*) qui ont analysé les catalogues de plusieurs grands musées américains, moins de deux artistes représentés sur dix sont des femmes. La proportion d’oeuvres acquises ces dix dernières années par 26 grands musées américains est tout aussi parlante, 11% seulement.

Il n’y a pas qu’au Baltimore Museum of Art ou en Amérique qu’on observe cette disproportion flagrante dans les collections des musées. Elle est partout dans le monde cette discrimination, à la fois consciente et inconsciente, vieille de plusieurs siècles, à des degrés divers et à quelques exceptions près. Pour quelques Louise Vigée Le Brun, Sonia Delaunay,  Frida Kahlo, Louise Bourgeois, Mary Cassat, Berthe, Morisot ou Camille Claudel,… combien d’invisibles encore à exhumer !

Mais ça commence à bouger. Des efforts sont menés pour réhabiliter la création féminine et pour rectifier le déséquilibre dans le monde des arts et des musées. Depuis une dizaine d’année, les rétrospectives des grandes artistes modernes se multiplient après avoir été longtemps ignorées.  Pour ne parler que de la Belgique, citons en 2018 au Musée Rops à Namur « Femmes artistes. Les peintresses en Belgique » et Gand qui avec « Les dames du Baroques » a mis en lumière Sofonista Anguissol, Artemisia Gentileschi et 6 autres grandes femmes peintre dans l’Italie du XVI et du XVII.  Ou encore tout dernièrement la Belfius Art Gallery qui avec « Women-Underexposed » rendait hommage à la force et à la persévérance des femmes en tant qu’artistes.  Et en ce moment en France au Musée Soulages à Rodez «Femmes années 50. Au fil de l’abstraction, peinture et sculpture », où l’abstraction se décline au féminin. Son directeur et commissaire d’exposition Benoît Decron en résume bien l’intention, permettre d’exhumer des artistes femmes qui ont eu leur part de succès dans les années 1950 et qui, depuis, ont perdu toute visibilité. 

Espérons que ce geste du Baltimore Museum of Art fera boule de neige, et que partout ailleurs une prise de conscience s’opèrera pour une meilleure représentation des artistes, autant en matière de genre que d’origine ethnique. Un mouvement aussi salutaire que nécessaire. Aussi pour notre plus grand plaisir à tous…

(*) Etude publiée en 2019  qui analyse dans la revue scientifique Plos-On les catalogues de 18 musées américains majeurs qui montre que 87% des artistes qui y figurent sont des hommes. Enquêtes de la compagnie Artnet et du podcast In Other Words qui portent sur les années 2008 à 2018 et qui calculent que sur les 260.470 œuvres acquises par 26 grands musées américains, 29.247 seulement étaient produites par des femmes, soit 11% ! Autres sources : Sources : La Libre Belgique,, Le Figaro, Le Journal des Arts, L’œil.  

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Restitution d’oeuvres spoliées durant la guerre par les Nazis, loin d’être simple mais parfois ça marche ! 
19 mars 2020 – par Diana De Crop (Les Amis d’ma Mère)

©Mémorial de la Shoah.Coll.Bundesarchiv

Ohhh de la porcelaine, me direz vous…

Oui mais … voilà une histoire qui en dit long sur la difficile question de la restitution !  Ce succès est le fruit d’une longue enquête des généalogistes de France  et du ministère de la Culture  dont le travail est de rechercher les ayants droit vivants des propriétaires identifiés d’œuvres d’art récupérées après la Seconde Guerre mondiale. Un sacré boulot  quand on sait que quelque 2 000 œuvres environ ont été récupérées en Allemagne à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Lors d’une visite de musée, vous avez peut-être déjà eu l’attention attirée par un tableau mentionné comme MNR (Musées nationaux Récupération), le sigle qui désigne des œuvres qui ont été retrouvées en Allemagne à la fin de la Seconde guerre mondiale (après avoir été en grande partie spoliées à des Juifs) ramenées en France et confiées à la garde des musées nationaux dans l’attente de leur restitution à leurs propriétaires ou à leurs ayants droit. L’État a le devoir moral de les conserver tant que leur propriétaire n’a pas été identifié.

 Le hic c’est que les processus de restitution sont extrêmement lents et compliqués. Pas facile 75 ans après la guerre d’exhumer les traces et les preuves demandées d’autant que les noms des tableaux ont parfois été consignés sous des noms différents. Le chemin de la restitutions s’apparente parfois à la recherche du Graal et peuvent donner lieu à des procès comme celui qui oppose aujourd’hui  les héritiers  de René Gimpel,- un des plus grands collectionneurs français mort en déportation -, au Tribunal correctionnel de Paris, pour récupérer des oeuvres d’André Derain (aujourd’hui exposées au musée Cantini à Marseille et au musée d’Art moderne de Troyes).

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/restitution-d-oeuvres-spoliees-par-les-nazis-la-france-a-du-mal-a-assumer-son-passe-15-04-2019-8053389.php

Peut-être vous souvenez vous, – grâce au film « La femme au tableau-, du long combat judiciaire de Maria Altmann avec les autorités autrichiennes pour récupérer la collection de son oncle, dont le célèbre portrait d’Adèle Bloch Bauer peint par Gustave Klimt Elle a finit par le récupérer et le vendre pour 135 millions de dollars à la famille Lauder qui l’expose depuis à la Neue Galerie à New York. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_au_tableau

Pour ceux, comme moi, que ces histoires passionnent, ne manquez pas lorsque vous irez au Musée du Jeu de Paume à Paris de saluer en pensée Rose Valant.  C’est l’une des Françaises les plus décorées de France, et pour cause ! Grâce à elle (elle était attachée  de conservation dans ce musée où Goering venait faire son marché), plusieurs milliers d’oeuvres d’art pillées par les Allemands ont pu revenir en France et chez leurs propriétaires.

Cate Blanchet l’a immortalisée dans  Monuments Men de George Clooney.https://fr.wikipedia.org/wiki/Monuments_Men

Une très belle BD aussi : https://www.dupuis.com/rose-valland-capitaine-beaux-arts/bd/rose-valland-capitaine-beaux-arts-rose-valland-capitaine-beaux-arts/19644

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Concert à la maison, les trésors du Berliner Philharmoniker
18 mars 2020 – par Diana De Crop (Les Amis d’ma Mère)

Le « cadeau » du Berliner Philharmoniker qui offre d’écouter gratuitement les concerts enregistrés sur sa plate-forme. Ne vous en privez pas, et si vous cherchez une bonne raison d’essayer, choisissez le très beau 3ème Concerto pour piano de Prokofiev par Kirill Petrenko et Yuja Wang (piano). C’est 36 minutes de bonheur!     

Comment faire ?
Aller sur: https://www.digitalconcerthall.com/en/concerts
Enregistrez vous sur la page d’accueil avant le 31 mars pour obtenir votre accès gratuit.  clic sur REDEEM VOUCHER + clic sur REGISTER NOW

Remplir  + confirmer son adresse mail (par le mail  qui vous aura été envoyé) 

Aller sur CONCERT – DIGITAL CONCERT HALL

Choisir dans les archives par nom de « conductor », ou d’«auteur » ou de “soliste » (ici Yuja Wang) et regarder sur son pc (ou via le pc relié à la télé par câble. 

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Artistes en quarantaine : à soutenir aujourd’hui et… demain ! 
17 mars 2020 – par Diana De Crop (Les Amis d’ma Mère)

Au milieu d’initiatives bien sympas pour supporter le report des concerts, expos, spectacles,  il y a depuis quelques heures  “Culture quarantaine », une plateforme bruxelloise qui propose aux artistes d’y poster leurs créations et qui les rend accessible au public, tout en permettant aux « spectateurs » de soutenir le milieu culturel.

D’un côté les artistes : ils postent une vidéo ou un live sur leur page Facebook en taguant “Culture quarantaine” sur le post. En fonction des contenus, la plateforme partagera l’annonce sur la page Facebook “Culture quarantaine”.

De l’autre, le public : concerts, spectacles, expositions, présentations d’œuvres cinématographiques, littéraires, lectures, performances… A suivre de chez soi en solo ou en famille. Et à la manière du chapeau comme ça se pratique encore dans le milieu du spectacle vivant, nous pouvons envoyer une contribution financière aux artistes.

Une initiative à soutenir évidemment ! Tout en n’oubliant pas que pour les artistes, surtout pour les plus jeunes d’entre eux, rien ne remplacera, – en temps normal-, et aujourd’hui plus que jamais des conditions de rémunérations décentes, à commencer par un statut d’artiste accessible et digne de ce nom !

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C’est l’histoire d’un p’tit cardigan et d’une Fondation d’art… 
La Fab d’Agnès B.,  nouvelle Fondation pour l’art contemporain 
16 mars 2020-Diana DE CROP-Les Amis d’ma Mère

Même si l’on pense tout d’suite à son cardigan-pression et ses p’tits pulls rayés, AGNES B n’est pas qu’une marque de prêt-à-porter distribuée dans près de 300 boutiques à travers le monde. C’est surtout une femme, -de son vrai nom Agnès Troublé-, passionnée d’art contemporain, collectionneuse dans l’âme, galeriste et mécène qui a constitué au fil des ans une collection de quelque 5 000 œuvres (art contemporain, photographies, cinéma, peinture, street art, sculptures). Elle aime aussi faire découvrir de jeunes artistes et n’a de cesse de les promouvoir. 

Dans l’univers de la mode, Agnès B. est à part  car « sa vraie nature », c’est l’art. Et partageuse avec ça, puisqu’elle a souhaité que le public puisse y avoir accès. 

Il y a quelques années déjà elle avait créé un fond de dotation pour structurer ses actions de mécénat et de philanthropie en soutien aux artistes prometteurs.  La Fab. abrite qui abrite désormais sa collection  et qui accueillera des exposition temporaires gratuites se niche dans le 13e arrondissement de Paris,  place Jean-Michel Basquiat.  

Moi la prochaine fois que j’irai à Paris, j’irai y jeter un coup d’œil. Et je porterai mon p’tit pull rayé avec encore plus de plaisir ! 

“Van Eyck.Une révolution optique”
14 mars 2020 – par Diana De Crop (Les Amis d’ma Mère)

Bien qu’on ne puisse plus courir à Gand (du moins jusqu’au 3 avril) pour se pâmer devant l’exceptionnelle expo “Van Eyck.Une révolution optique”  https://vaneyck2020.be/fr/
nous pouvons en un clic et à loisir https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2017/10/30/la_nouvelle_versiondeclosertovaneyckestlancee-1-3090498/  admirer presqu’à la loupe chaque partie du retable de l’Agneau mystique, avec une précision incroyable, avant, pendant et après restauration.Cette appli Closer to Van Eyck qui permet de les admirer avec des des images en haute résolution, infra-rouge et réflectographie est bluffante!
On la doit à notre Institut Royal du Patrimoine Artistique-IRPA) cocorico ! avec quand même un sacré coup d’pouce de la Getty Foundation qui a déboursé 172.000 € pour étudier l’Agneau mystique https://www.rtbf.be/culture/arts/detail_la-fondation-getty-degage-172-000-euros-pour-etudier-l-agneau-mystique?id=7762281  

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(c)lesamisdmamere.be

SUITCASE et START: les deux projets phare d’ARTIST PROJECT

Accompagnement et formations pour les artistes en soutien de leur parcours professionnel

Être artiste, c’est une vocation, mais aussi un métier. Faire rimer passion et profession n’est pas toujours évident. Se professionnaliser en tant qu’artiste ne va pas de soi. Dans les domaines des arts de la scène, des arts plastiques, du spectacle vivant ou de la musique, lancer son projet artistique tout en construisant son parcours professionnel s’avère un sacré boulot, même parfois un parcours du combattant ! Bénéficier de soutien et de conseils et se doter de moyens au bon moment pour les mener à bien n’est pas du luxe. 

Répondre à des appels à projet, décrocher des contrats, monter des dossiers de financement, construire sa communication,… ça s’apprend.

Être bien au fait des questions qui touchent au statut d’artiste, à la fiscalité, aux types de rémunération, aux droits d’auteur et de propriété…, aussi ! Autant de domaines où beaucoup d’artistes se confrontent souvent seuls aux aspects pratico-pratiques et se sentent démunis face à la complexité de l’information.

Grâce à son projet d’accompagnement individualisé – le bien nommé SUITCASE – et START, sa formation de base, la plateforme Artist Project est pour tous ceux-là une formidable opportunité !

Depuis plus de 10 ans Artist Project est au service des artistes via ses missions d’accompagnement, de formation et d’information.  

En cette année 2019, Artist Project s’est renouvelé et recentre ses sessions d’accompagnement. Par le développement de SUITCASE, ce tout nouveau programme d’accompagnement basé sur l’appel à projet, tous secteurs artistiques confondus, à raison de 3 appels par an (février, avril et novembre), il permet gratuitement à une quinzaine d’artistes (soit une cinquantaine par année) d’être  accompagné sur une période de 6 à 12 mois.

SUITCASE : pour construire son projet artistique et assurer sa viabilité

Le point fort de l’équipe d’Artist Project est l’expérience et la pratique du terrain. Les collaborateurs et collaboratrices ont eux-mêmes, en plus de leur mission auprès des artistes, un pied dans le secteur dont ils ont la charge, comme chorégraphe, danseur, réalisatrice, metteur en scène, chargée de production, musicien, comédien, …  Cette proximité permanente avec l’activité artistique renforce l’expertise et l’écoute qu’ils mettent à la disposition des artistes. 

A Artist Project, un avocat spécialisé dans le droit de l’art exerce également comme consultant mais seulement dans le cadre de l’accompagnement SUITCASE, il ne s’agit donc aucunement d’une  permanence juridique (c’est important à préciser). 

Des formations pointues pour renforcer l’accompagnement 

Au-delà des particularités propres à chaque artiste et à chaque discipline, il y a « les nœuds communs » propres à tous et à toutes dans le monde de l’art. Les différents modules de formation conçus par Artist Project ont pour but de rassembler ces questions afin d’aider tous les artistes, de façon pratico-pratique, à structurer leurs démarches et de les rendre autonomes en tant que porteurs de projet. 

Plusieurs thèmes y sont travaillés avec les participant.e.s :

– La singularité de l’artiste, sa situation propre, le socle autour duquel se construire : avoir les bons outils et connaître les bonnes démarches pour faire ses choix, se positionner en fonction de son travail et apprendre à le formuler, définir ses besoins avec précision, constituer et soumettre un dossier, postuler un prix ou une résidence d’artiste, être proactif, établir la chronologie de son projet, planifier ses démarches, introduire des demandes de bourses, de subsides, trouver des financements, répondre à un appel à projet, trouver la bonne commission de la Communauté française dont on dépend… Cette formation permet d’y faire face: axée sur la méthode à suivre pour la constitution de dossiers, elle vise à rendre l’artiste autonome et opérationnel pour réussir son projet. « Car pour les artistes, et pas seulement les jeunes, souligne Aline Defour, formatrice et accompagnatrice à Artist Project, le plus compliqué est souvent d’aller au-delà de l’étape du mail, du “j’ai lu votre dossier”. Il faut commencer par là, apprendre comment construire un dossier attrayant, se construire un réseau, solliciter des rendez-vous, s’exprimer de façon convaincante sur son projet, avoir une production suffisamment claire, savoir la présenter…  Il faut aussi travailler sur toutes les questions inhérentes au budget, aux besoins en termes de matériel, à toute une série de questions auxquelles ils n’avaient pas pensé. »

– L’administratif et le juridique, le cadre légal du projet artistique : comment travailler en tant qu’artiste et assurer sa viabilité professionnelle, quel statut choisir, quel type de protection sociale ? Quid aussi de la facturation, des questions fiscales et de la protection des œuvres (droits intellectuels, droits d’auteur, droit à l’image) ? Sans oublier les questions qui touchent aux a.s.b.l. dans le secteur artistique,….

– La communication de l’artiste pour développer sa visibilité : comment se présenter et montrer son travail, s’auto promouvoir, constituer son book, se positionner dans un réseau, créer le sien ou encore émerger dans l’immédiateté numérique actuelle ? Les divers aspects de la communication sont abordés par un spécialiste en la matière.

Précision importante : c’est Artist Project qui est évalué pour son travail avec les artistes, et en aucun cas les artistes eux-mêmes !


📌Intéressé.e par cet accompagnement ? Comment procéder ?
Inscrivez-vous et envoyez votre dossier à artistproject@iles.be pour le 30 novembre au plus tard. Mentionnez en quelques lignes votre motivation, votre projet (sortir un album, monter une expo ou un spectacle, écrire un scénario, ou tout autre projet artistique,…). Exprimez-y clairement vos besoins. Décrivez aussi précisément que possible votre univers artistique, votre vision sur le projet que vous voulez développer.Bon à savoir : la sélection des projets porte moins sur l’appréciation artistique en tant que telle que sur la démarche et les moyens et besoins inhérents à sa mise en œuvre, au regard de ce qu’Artist Project pourra apporter à l’artiste en terme d’accompagnement pour l’aider à réussir son projet.Cette première étape franchie, un échange entre l’équipe et l’artiste permettra de calibrer le processus d’accompagnement.
Durée de l’accompagnement : 6 à 12 mois.
Conditions pour introduire un projet :
Pas de limite d’âge.
Résider dans la région de Bruxelles-Capitale. 
Avoir déjà, si minime soit-elle, une première expérience professionnelle, ne pas être tout juste sorti de l’école.
Être déterminé à se professionnaliser en tant qu’artiste.
Être inscrit comme demandeur d’emploi chez Actiris, et si ce n’est pas le cas, s’inscrire:  http://www.actiris.be/ce/tabid/775/language/fr-BE/Comment-m-inscrire-.aspx
Contact Center au 0800 35 123, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30.

Les formations courtes d’Artist Project 

Le programme START : une semaine pour y voir clair dans son projet artistique. La session d’octobre affiche déjà complet. La prochaine aura lieu en février-mars 2020. Elle s’adresse aux praticiens de de toutes les disciplines artistiques (arts de la scène, visuels, arts du cirque, audiovisuel et musique). 
http://www.iles.be/artistproject-start/
Le programme START aide les artistes à clarifier leurs ressources et leur cadre de travail, à se doter d’outils pour mettre un projet en œuvre et définir un plan d’action. 

📌 Le programme START

Session d’octobre 2019 (complet)
La prochaine? En février-mars 2020 (9h30-16h). Voir calendrier sur le site d’Artist Project
Gratuit pour les demandeurs d’emploi résidant dans la région de Bruxelles-Capitale et inscrits chez Actiris.
Infos et inscriptions via le formulaire en ligne : un bref CV et quelques lignes sur vos besoins à artistproject@iles.be 
Programme de l’année disponible sur le site http://www.iles.be

Artist Project vient de sortir la 4e édition de son guide Ah comme artiste qui fournit une information neutre et claire à propos de quatre sujets incontournables : le statut d’artiste, travailler en tant qu’artiste, l’a.s.b.l. et le droit d’auteur. Il est offert gratuitement à l’accueil de La Lustrerie (153 rue des Palais à Schaerbeek – tous les jours 8h30-12h et 13-17h)

Artist Project / Iles a.s.b.l.
La Lustrerie
rue des Palais 153
1030 Schaerbeek
Infos : 02/244 44 80
Site Internet : http://www.iles.be

Si vous éprouvez des difficultés à rédiger votre dossier, l’a.s.b.l. Les Amis d’ma Mère peut peut-être vous aider.

Contacter diana.decrop@lesamisdmamere.be
Plus d’infos sur notre a.s.b.l qui vient en soutien aux artistes : https://www.lesamisdmamere.be

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Master class “statut d’artiste et droit d’auteur” du 27 mars dans le cadre du festival Millenium

Retrouvez le compte-rendu intégral dans notre rubrique VOS DROITS et aussi sur MASTERCLASS EN LIGNE sur le site officiel du Festival Millénium. 

Très beau succès pour notre master class organisée au Ciné Galeries- Bruxelles ce 27 mars dans le cadre du Festival du Film documentaire Millenium, et dont l’objectif était de répondre aux multiples préoccupations en matière de statut d’artiste de droits d’auteur (et le côté invisible de l’exploitation des oeuvres artistiques sur internet).

Près d’une centaine de documentaristes, réalisateurs et réalisatrices,  jeunes professionnels et étudiant.e.s, auteur.trice.s se sont retrouvés pour cette rencontre animée par Jean-Jacques Jespers.

MERCI à Paola STEVENNE (présidente du Comité belge de la Scam) et Renaud MAES (professeur de Sciences sociales et du Travail-ULB) ;  à Sophie MARCHAL (juriste spécialisée en propriété intellectuelle-Scam), à Romain LELOUP (avocat spécialisé dans la défense des artistes) et François Stassens (responsable  du secteur audiovisuel sabam).

Les comptes rendus de cette rencontre seront disponibles d’ici peu dans notre rubrique “Vos droits”. 
Merci à Miguel Bueno pour les photos ! ©MiguelBueno

 

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Master Class du 27 mars 2019: Le statut d’artiste et les droits d’auteur

Les créateurs audiovisuels : exploités ou nantis?

La Master class est organisée par “Les amis d’ma mère” dans le cadre du festival Milénium 2019.

Où ? Cinéma Galeries, Galerie de la Reine, 26 à 1000 Bruxelles.
Quand ? le 27 mars 2019 de 16:00 à 18:30
Entrée gratuite. 
Réservation souhaitée: diana.decrop@lesamisdmamere.be

L’objectif de cette master class est de rencontrer deux préoccupations majeures en termes d’information-formation pour les jeunes professionnels et étudiant.e.s documentaristes, réalisateurs et réalisatrices, cinéma d’animation,…

1. Le statut et les droits des artistes de l’audiovisuel en Belgique. Quelles particularités et conditions de travail liées à ce statut ? Quelles conséquences en terme de contrats, de rémunérations et de la précarité qui en découle 
Avec Paola Stevenne (directrice de la Scam), Renaud Maes (professeur sciences sociales et du travail ULB), Sophie Marchal (juriste, spécialiste de la défense des artistes devant l’ONEm).

2. Le droit d’auteur et le côté invisible de l’exploitation des oeuvres artistiques sur internet, toutes les questions de droit d’auteur et du système des algorithmes à l’ère d’internet, Youtube, etc…
Avec François Stassens (responsable du secteur audiovisuel de la SABAM).

Présentation et animation : Jean-Jacques Jespers (professeur ULB)

Y aller : Métro: Lignes 1 & 3 & 4 & 5 : Gare Centrale & De Brouckère
Bus: 29 – 38 – 63 – 66 – 71 : Arrêt Arenberg –  Train: Central Station

ARTopenKUNST

 

https://www.bruxelles.be/exposition-carte-de-visite-artopenkunst

Parmi les quelque 300 artistes qui partageront leurs univers à l’Exposition collective d’artistes bruxellois ce weekend des 8,9 et 10 février à Bruxelles, les Amis d’ma Mère partagent leur coup de cœur pour le photographe Alain Dewez. 

photo Alain Dewez

Image 1 parmi 1

Découvrez-le à l’Espace Vanderborgt

Toute une vie dédiée à la photographie…  Né à Ludenscheïd (RFA) en 1956, Alain Dewez a d’abord travaillé comme documentaliste photo pour exercer ensuite ses talents de photographe de presse pendant plus de vingt ans au journal Le Soir. Depuis 2014, ses photos sont sorties du champ de l’actualité immédiate. Sa  passion le porte désormais à capter  de façon sensible et différente des lieux et des endroits de notre patrimoine où bat le cœur des hommes et des femme, où ils  vivent, circulent et travaillent.

08/02 // Vernissage 18:00 > 22:00
O9/02 // Exposition 11:00 > 19:00
10/02 // Exposition 11:00 > 18:00 – Remise des prix 17:00
Entrée libre
Espace Vanderborght, Rue de l’Ecuyer 50 – 1000 Bruxelles

 

CONFÉRENCE du 14.11.2018 de 18:30 à 20:30 – “ÉMERGER EN ART”

L’entrée est gratuite.

Où ? à l’Atelier Marcel Hastir (51 rue du Commerce, Bruxelles. (Métro Trône ou Art/loi).

Introduction générale par Jean-Jacques Jespers,

Comment assurer sa viabilité par Aline Defour, juriste spécialisée
dans le droit du travail- collaboratrice Artist Projetc –ILES.
Les manières de travailler en tant qu’artiste. Le B.A- ba de ce que tout
jeune artiste doit connaître pour trouver l’information et s’y retrouver dans le
dédale administratif. Clarifier les options qui se présentent. Le droit
d’auteur ne sera pas abordé.

Du talent à la reconnaissance par Laurent Busine.
Comment réussir l’après-école d’art? Comment expliquer l’émergence d’un talent
plutôt qu’un autre? Comment expliquer le marché et les principales phases
d’émergence? Qui sont les acteurs du jeu? Le rôle de la critique et des
curateurs. Les galeries? Quels sont les choix à faire pour commencer à se
positionner? Quels conseils donner à un jeune artiste aujourd’hui?

Questions-réponses.

Public invité : artistes et étudiants de fin d’études de Ecole d’Art-Uccle, ERG, Saint-Luc, Conservatoire de Bruxelles, Académie des BA, Ecole supérieure du Design, Ecole supérieur Arts de l’image-le 75, ECS-Bruxelles et la Cambre.

 

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“Connaissance et Oubli” en musique !! 24.09.2017 Laure Streit – piano dans “L’Âme russe et les peintres sonores”

 

Originaire de Charleville-Mézières (France), elle commence le piano à 7 ans et reçoit l’enseignement passionné et exigeant de Franck Rivière et de Philippe  Larguèze à l’école de musique de sa ville natale. À 16 ans, elle y obtient la médaille d’or en piano tout en terminant brillamment ses études secondaires. Elle entreprend alors des études de logopédie et approfondit parallèlement sa pratique du piano grâce à des stages et masterclasses auprès d’Olivier Casal, France Clidat et Eric Heidsieck. Diplômée en logopédie et titulaire du 1er prix de perfectionnement de piano à Charleville-Mézières, elle décide d’assouvir complètement sa passion pour la musique au sein du Conservatoire Royal de Bruxelles dans la classe de Mickaïl Faerman (1er Prix Reine Élisabeth) et de ses assistants Luba Aroutounian et Gabriel Teclu. Elle y obtient le Master spécialisé de piano avec Grande Distinction, ainsi que l’Agrégation  et le Master spécialisé d’Accompagnement dans la classe de Philippe Riga. Soutenue par la Fondation Wernaers, on peut l’entendre fréquemment tant en récital qu’en musique de chambre, en Europe et en Amérique du Sud (Equateur). Ses expériences avec orchestre l’ont également menée sous la direction d’Edmon Colomer et  de Dan Mercureanu.  Laure Streit est actuellement professeur de piano et accompagnatrice à l’Académie des Arts de Bruxelles.

Laure Streit interprètera :

Dumka op 59 de Tchaïkovski, 
Extrait des Saisons op 37a de Tchaïkovski,
Tableaux d’une exposition de Moussorgski.

“Connaissance et Oubli”… en musique !! 30.09.2017 – Noé Beauvois, Maïté Leuridan & Thibaut Louvel – violoncelle et piano dans “Pärtitas et Compagnie”

Pour le concert « Pärtitas et Compagnie » qu’ils donneront le 30 septembre à 18h à la Chapelle de Boondael, ils interpréteront en première partie la Suite n°1 en Sol Majeur de Jean- Sébastien Bach pour violoncelle seul et Fratres pour violoncelle et piano d’Arvo Pärt. La deuxième partie fera la part belle à de l’improvisation.

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Noé Beauvois

Noé BEAUVOIS est né à Bruxelles le 30 mars 1991. Jeune violoncelliste en formation au Conservatoire de Liège et musicien éclectique, il explore les univers musicaux et multiplie les expériences en passant du répertoire classique à la musique improvisée. Il a commencé le violoncelle à l’âge de 8 ans à l’Académie d’Evere à Bruxelles auprès de Brigitte LEFEBVRE (durant 7 ans) puis a poursuivi son apprentissage en cours privé chez Aurélia BOVEN pendant 3 ans. C’est avec elle qu’il a découvert le plaisir de jouer en ensemble, au sein d’un quatuor de violoncelles et dans une formation plus large, appelée alors « Forêt de violoncelles »; qui pouvait réunir jusqu’à 50 jeunes instrumentistes. À l’âge de 18 ans, il a reçu de ses parents son propre violoncelle, c’est ce même instrument qui l’accompagne encore aujourd’hui. Fasciné par le son qui en naît et qui lui colle comme une seconde peau, il s’adonne depuis à la pratique de l’improvisation créant un lien fusionnel avec son violoncelle. Durant son cursus universitaire en anthropologie, Noé Beauvois a intégré l’Orchestre de l’ULB (Université Libre de Bruxelles), avec lequel il a joué pendant 3ans, sous la direction de Zofia WISLOKA. Après avoir obtenu son Bachelor, il s’est remit intensivement à l’étude de la musique. Tout en poursuivant son Master en anthropologie, il a préparé son entrée au Conservatoire de Liège avec Adrien TSILOGIANIS (professeur à l’Académie d’Etterbeek). Aujourd’hui, Noé Beauvois a terminé ses études universitaires et s’apprête à entamer sa troisième année de Conservatoire avec Jean Pol ZANUTEL comme professeur.  Ayant un goût certain à explorer les univers musicaux, il a également intégré un groupe de chanson française, « Alice Spa », avec lequel il s’est produit récemment au Botanique à Bruxelles et aux Francofolies de Spa.

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Maïté Leuridan

Maïté LEURIDAN, issue d’une famille de musiciens, commence le violoncelle à l’âge de 4 ans et la musique de chambre à 12 ans. Elle reçoit le « prix Hubert Meremens » ainsi que le « Prix de la meilleure prestation publique en dernière année » en 2008 et obtient un second prix au Concours Dexia 2008. En 2008 elle entre Conservatoire Royal de Bruxelles et poursuit ses études à la Haute Ecole de Lausanne auprès de Marcio Carneiro. En 2013 elle intègre le Brussels Philarmonic Orchestra où elle joue pendant 2 ans et collabore avec l’orchestre de chambre de Lausanne en 2014. En 2015, elle participe à la tournée du NJO. Maïté se produit régulièrement sur la scène belge et en Europe en musique de chambre (Nox quartet) ou en solo dans un répertoire principalement classique mais également tango (Sol y duda 2016) et jazz (Moon Cactus). En 2016 Maïté obtient un Master Podium avec grande distinction dans la classe de Justus Grimm au Conservatoire Royal d’Anvers et achève l’année suivante un master en pédagogie au Conservatoire Royal de Liège où elle se perfectionne également en musique contemporaine. Elle enseigne actuellement en académie et en école secondaire.

Maïté joue un violoncelle Thomas Bertrand 2004 (copie d’un Matteo Goffriller).

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Thibaut Louvel

Thibaut LOUVEL commence ses études de piano à l’age de onze ans, dans un conservatoire communal en région parisienne. Jusque l’age de vingt ans il poursuit en parallèle ses études musicales avec des études scientifiques ; mais sa passion grandissante pour la musique l’amène à s’y consacrer exclusivement après l’obtention de sa licence de mathématiques. Il obtient successivement ses prix de DEM et de perfectionnement avec grande distinction, grâce à l’enseignement qu’il a pu recevoir de ses professeurs Hakim Bentchouala, Gabriella Torma et Réna Shereshevskaia. Il se produit durant cette période de nombreuses fois en public à Paris, en soliste avec l’orchestre de Créteil, ou à l’occasion de concerts caritatifs pour des hopitaux Parisiens en tant que membre de l’association « piano et compagnie ».

Il quitte Paris pour Bruxelles pour approfondir ses connaissances musicales auprès de Michail Faerman au conservatoire de Bruxelles. Son horizon musical s’étend alors considérablement par l’étude intensive du répertoire soliste (lauréat au concours de liège 2016), et la pratique assidue de la musique de chambre. Le partage avec le public et avec d’autres musiciens, d’égal à égal, est à la base de sa vision de l’Art. C’est ainsi que naît sa collaboration avec Stann Duguet en duo piano violoncelle, mais également dans de nombreuses autres formations, allant des trios à clavier romantiques aux œuvres pour grands ensemble de Steve Reich. Comme de nombreux artistes, il considère la transmission de la musique aux plus jeunes comme une suite logique de sa pratique ; et a travaillé dans de plusieurs conservatoires en France et en Belgique, et donné des masterclass pour les enfants avec les jeunesses musicales de Wallonie.

“Connaissance et Oubli” en musique 01.10.2017 Trio CAP (Charline Potdevin – clarinette, Clarice Jaumot – alto et Julien Lejeune – piano) dans “Les Voyageurs de Leipzig

 

 

 

 

 

Le trio CAP est un trio franco-belge composé de jeunes musiciens diplomés des plus grands conservatoires de Belgique et de France. Ce trio s’est formé en 2015 par l’envie de chacun de créer un groupe original et peu commun.
En parallèle, chacun des membres du groupe continue son évolution personnelle. Charline Potdevin (clarinette) termine actuellement son master didactique au Conservatoire Royal de Bruxelles, Julien Lejeune (piano) termine son master en accompagnement à Arts2 (Conservatoire Royal de Mons) et Clarice Jaumot (alto) termine son master spécialisé au Koninklijk Conservatorium d’Anvers.
Le trio se prépare dés à présent au concours de musique de chambre en Belgique et à l’étranger.

La formation « classique » du trio avec piano est celle qui comprend un piano, un violon et un violoncelle. Beaucoup moins connue, la version présentée ici est celle avec un piano, une clarinette et un violon alto. Cette formation bien qu’apparue avec Mozart, elle sera principalement développée à la fin du XIXe siècle. La présence d’instruments moins connus (comme la clarinette ou l’alto) rend cette formation exceptionnelle.

Le programme présenté ici se veut « originel » et donc va comporter des œuvres exclusivement du courant “romantique”.

Programme :

– Märchenerzählungen de R. Schumann
– Trio pour clarinette, alto et piano op.264 de C. Reinecke
– Acht Stücke op.83 de M. Bruch

Explications autour du programme:

Leipzig fut depuis le début de l’hitoire de la musique occidental un grand pôle culturel. De grands noms ont eu la chance successivement d’y vivre, enseigner ou étudier.

Robert Schumann fut le premier à profiter de cette plaque tournante. Il y vint pour étudier le droit mais absorbé par l’effervescence culturelle il étudia la composition. De plus, il alla écouter de nombreux concerts à la Gewandhaus où il rencontra entre autre sa future épouse, Clara Wieck. Il vécu durant 10 ans dans la ville de Leipzig.

Au cours de cette période, Schumann rencontra aussi Carl Reinecke. Celui-ci étudiait également la composition mais contrairement à Schumann, il ne s’établira qu’à la fin de sa vie à Leipzig où il fut successivement professeur de composition puis directeur de la Gewandhaus. Grâce à son poste de professeur, il enseigna à de nombreuses personnalités tel que Grieg, Janaceck, Albeniz et Bruch. Il fut ainsi le lien entre l’ancienne génération et la nouvelle génération du romantique allemand.

Max Bruch, dernier maillon de la chaîne sauvegarda avec d’autres tel que Mahler, List et Wagner le romantisme allemand traditionnel instauré par Schumann et Mendelssohn. Toutefois, Bruch voyagea et fut également en contact avec les écoles romantiques française et russe grâce a Saint-saens et Tchaikowsky.

Durant un siècle, 3 générations de compositeurs se croisèrent et inscrivirent ainsi leurs noms dans l’histoire du romantisme allemand.

1/10 – Finissage de l’expo “Connaissance & Oubli” et performance “Body Of Reverbs” du collectif Maniera Scura

“Un tatouage dure le temps d’une vie. C’est votre éternité personnelle. Une toile peut résonner pour tout le monde durant des centaines d’années”

Pratique du post-tatouage dans un rituel contemporain : Michele Servadio, Mik Boiter, Alberto Brunello et “Le corps de réverbérations”.

« Body of Reverbs » est une installation qui combine le son et le tatouage. Elle consiste en une recherche sur les connexions entre l’espace, le corps et le son. Michele Servadio, artiste et tatoueur italien basé à Londres, explique :

« Body of Reverbs » est le résultat d’une recherche que j’ai menée sur la pratique des tatouages. Le son de la machine à tatouer est amplifié et crée une connexion entre la douleur ressentie et la vibration du son réel que vous entendez. La vibration de votre corps dans l’espace et son retour dans votre oreille forment un cycle unique. J’utilise la machine à tatouer comme un instrument de musique. Techniquement, un micro de contact, un disque piézoélectrique (ou parfois deux) est monté sur ma machine. Cela crée plusieurs sons différents parmi lesquels j’aime pouvoir choisir. Seules les vibrations sont captées, pas les bruits extérieurs. Et un câble connecte ma machine avec n’importe quel autre appareil. Un ingénieur du son, ou un musicien, capte la vibration de ma machine, l’amplifie et la modifie en utilisant des synthétiseurs. C’est une improvisation libre entre nous deux (par exemple, mon ami VeRa Spektor et moi-même) sur le corps de quelqu’un d’autre. Le résultat graphique – l’apparence du tatouage – est totalement abstrait et est le produit de notre jeu. Je ne regarde pas le tatouage, j’écoute le son et je vis totalement l’expérience. J’ai commencé ce type d’expérience un peu par hasard en 2014 avec VeRa Spektor. En 2015 Paula Delgado s’est jointe à nous pour une première performance publique.

La douleur et le son sont des outils mnémoniques très puissants. Ils impriment des souvenirs et des sensations dans notre mémoire. Ce qui manque au tatouage, c’est un aspect rituel. Il y avait un manque de ritualisation. Nous avons voulu la réintroduire en utilisant des moyens très contemporains, la technologie et les sons électroniques. Nous avons ainsi recréé un rituel contemporain impliquant à la fois la musique et le tatouage. Dans ce rituel je me sens un peu comme un chamane. La douleur fait partie du rituel et elle est comme une rédemption.