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1/10 – Finissage de l’expo « Connaissance & Oubli » et performance « Body Of Reverbs » du collectif Maniera Scura

« Un tatouage dure le temps d’une vie. C’est votre éternité personnelle. Une toile peut résonner pour tout le monde durant des centaines d’années »

Pratique du post-tatouage dans un rituel contemporain : Michele Servadio, Mik Boiter, Alberto Brunello et « Le corps de réverbérations ».

« Body of Reverbs » est une installation qui combine le son et le tatouage. Elle consiste en une recherche sur les connexions entre l’espace, le corps et le son. Michele Servadio, artiste et tatoueur italien basé à Londres, explique :

« Body of Reverbs » est le résultat d’une recherche que j’ai menée sur la pratique des tatouages. Le son de la machine à tatouer est amplifié et crée une connexion entre la douleur ressentie et la vibration du son réel que vous entendez. La vibration de votre corps dans l’espace et son retour dans votre oreille forment un cycle unique. J’utilise la machine à tatouer comme un instrument de musique. Techniquement, un micro de contact, un disque piézoélectrique (ou parfois deux) est monté sur ma machine. Cela crée plusieurs sons différents parmi lesquels j’aime pouvoir choisir. Seules les vibrations sont captées, pas les bruits extérieurs. Et un câble connecte ma machine avec n’importe quel autre appareil. Un ingénieur du son, ou un musicien, capte la vibration de ma machine, l’amplifie et la modifie en utilisant des synthétiseurs. C’est une improvisation libre entre nous deux (par exemple, mon ami VeRa Spektor et moi-même) sur le corps de quelqu’un d’autre. Le résultat graphique – l’apparence du tatouage – est totalement abstrait et est le produit de notre jeu. Je ne regarde pas le tatouage, j’écoute le son et je vis totalement l’expérience. J’ai commencé ce type d’expérience un peu par hasard en 2014 avec VeRa Spektor. En 2015 Paula Delgado s’est jointe à nous pour une première performance publique.

La douleur et le son sont des outils mnémoniques très puissants. Ils impriment des souvenirs et des sensations dans notre mémoire. Ce qui manque au tatouage, c’est un aspect rituel. Il y avait un manque de ritualisation. Nous avons voulu la réintroduire en utilisant des moyens très contemporains, la technologie et les sons électroniques. Nous avons ainsi recréé un rituel contemporain impliquant à la fois la musique et le tatouage. Dans ce rituel je me sens un peu comme un chamane. La douleur fait partie du rituel et elle est comme une rédemption.